Une heure par mois : la routine des outils
Trends, l'autocomplétion, la Search Console et PageSpeed ne servent à rien consultés une fois. Voici la routine mensuelle qui les assemble, minute par minute, et ce qu'on note en chemin. Série sur les outils, cinquième et dernier volet.
Quatre volets, quatre outils, tous gratuits. Le risque, maintenant, est connu d’avance : les ouvrir une fois, hocher la tête, ne jamais y revenir. Or ces instruments ne valent que par la répétition, parce que ce qu’ils mesurent bouge lentement. Voici la routine qui les assemble, calibrée pour tenir dans une heure, une fois par mois.
Les vingt premières minutes : la Search Console
On commence par le rapport Performances, période comparée au mois précédent. Trois questions, toujours les mêmes : quelles pages montent, quelles pages ont beaucoup d’impressions et peu de clics, quelles requêtes nouvelles sont apparues. On note une correction de titre à faire, une idée de page, pas plus : la routine meurt le jour où elle produit une liste de quinze tâches.
On passe ensuite deux minutes sur l’indexation : le rapport des pages dit combien sont indexées et pourquoi les autres ne le sont pas, ce que le volet « Pourquoi votre page n’est pas sur Google » a appris à lire. Une vérification ponctuelle par la commande site: dans Google, documentée ici, complète le tableau : elle liste ce que Google connaît de votre domaine, et une page importante absente de cette liste est le premier fil à tirer.
Les vingt minutes suivantes : la matière
Dix minutes d’autocomplétion sur un seul sujet, celui du moment, fenêtre privée, récolte dans le tableau. Dix minutes de Trends pour la saison qui vient : qu’est-ce qui culmine dans deux ou trois mois ? C’est maintenant qu’on écrit la page d’octobre, pas en octobre, le temps d’indexation et de classement se comptant en semaines.
Les vingt dernières minutes : l’entretien
PageSpeed sur la page la plus visitée du mois, mobile d’abord, uniquement pour vérifier que rien ne s’est dégradé : une image ajoutée sans compression suffit à plomber une page qui allait bien. Puis la fiche d’établissement : horaires justes, une photo fraîche, une réponse aux avis en attente. Ces gestes-là ne relèvent pas des outils de mesure, mais c’est la même heure qui les porte.
Ce qu’on ne fait pas
Pas de vérification quotidienne : les chiffres de la semaine ne veulent rien dire, et l’habitude de les regarder transforme un instrument en source d’anxiété. Pas d’outil payant tant que les gratuits ne sont pas exploités à fond, et ils le sont rarement. Pas de tableau de bord de trente indicateurs : quatre outils, une heure, trois notes. La constance bat la sophistication, chaque mois.
Cette série s’arrête ici. La suivante prend le problème par l’envers : les pratiques qui promettent d’aller plus vite que la musique, pourquoi Google les punit, et pourquoi elles sont de toute façon de mauvaises affaires.
Qui écrit ces notes
Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.