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L'autocomplétion : les questions que Google vous souffle

La barre de recherche complète vos débuts de phrase avec ce que les gens tapent réellement. C'est un outil d'étude gratuit, sans compte, et personne ne pense à s'en servir. Série sur les outils, deuxième volet.

2 min de lecture

Le volet précédent demandait d’ouvrir un outil. Celui-ci n’en demande même pas : l’instrument, c’est la barre de recherche de Google elle-même, et ce qu’elle vous propose pendant que vous tapez.

D’où viennent ces suggestions

Commencez à taper « plombier lausanne » et Google complète : urgence, prix, avis, dimanche. Ces prédictions ne sortent pas de l’imagination d’un algorithme : Google explique qu’elles reflètent des recherches réelles, pondérées par leur fréquence, leur actualité et le lieu de la personne qui tape. Autrement dit, chaque suggestion est une phrase que des gens, près de chez vous, ont réellement soumise au moteur. C’est exactement la matière première dont le volet FAQ de la série pour non-initiés avait besoin : les questions telles qu’elles se posent, dans les mots où elles se posent.

Google documente aussi le fait que ces prédictions sont filtrées et personnalisées ; pour une récolte propre, utilisez une fenêtre de navigation privée, afin que vos propres habitudes ne colorent pas ce que vous observez.

La récolte, méthodiquement

Le geste prend une demi-heure et se refait deux fois par an. Tapez votre métier, puis votre métier suivi de chaque lettre de l’alphabet : « peintre a », « peintre b », « peintre c »… Chaque lettre fait sortir une nouvelle grappe de suggestions. Refaites l’exercice avec les tournures de question : « comment », « combien », « pourquoi », « quand » suivis de votre sujet. Notez tout dans un tableau, sans trier pendant la récolte.

Complétez avec le bas de la page de résultats : les blocs « Autres questions posées » et « Recherches associées » prolongent le même gisement. Une recherche sur votre sujet principal, puis une sur chaque question trouvée, et le tableau se remplit de lui-même : chaque réponse de Google suggère les questions voisines.

Ce qu’on en fait

Triez la récolte en trois piles. Les questions auxquelles votre site répond déjà : vérifiez que la page qui répond emploie les mots de la question, pas les vôtres. Les questions auxquelles personne ne répond bien : ce sont vos prochains articles, un par question, avec la question en titre. Les questions qui révèlent une attente commerciale, prix, délai, urgence, dimanche : celles-là ne méritent pas un article mais une réponse directe sur vos pages de service, parce que la personne qui les tape est un client en train de choisir.

Ce tri rejoint ce que la série pour non-initiés appelait répondre aux questions qu’on tape : l’autocomplétion est simplement le moyen le plus direct de dresser la liste de ces questions sans rien deviner.

Prochain volet : une fois les pages écrites, la Search Console vous montre les requêtes sur lesquelles elles apparaissent réellement, et c’est là que le travail se corrige.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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