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Google Trends : voir ce que les gens cherchent vraiment

Google Trends montre gratuitement comment l'intérêt pour un mot évolue, se compare et se répartit par canton. Ce qu'il dit, ce qu'il ne dit pas, et comment s'en servir avant d'écrire. Série sur les outils, premier volet.

3 min de lecture

La série pour non-initiés expliquait comment Google découvre, comprend et classe vos pages. Cette série-ci prend l’autre bout : les outils, tous gratuits, qui vous montrent ce que le moteur voit et ce que les gens tapent. On commence par le plus simple d’accès, Google Trends, qui ne demande même pas de compte.

Ce que l’outil montre

Trends affiche l’évolution de l’intérêt pour un terme de recherche dans le temps, sur la zone géographique de votre choix. Tapez un mot, restreignez à la Suisse, choisissez la période : la courbe qui s’affiche dit quand ce mot est cherché, s’il monte ou s’il s’éteint, et s’il obéit à une saison. Un chauffagiste y verra que « pompe à chaleur » culmine à l’automne ; un fleuriste, que tout se joue trois jours avant chaque fête.

Deux fonctions valent le détour. La comparaison, d’abord : jusqu’à cinq termes sur le même graphique, ce qui tranche en dix secondes la question « faut-il écrire rénovation ou transformation ? » en montrant lequel des deux mots les gens emploient. La répartition régionale, ensuite : l’intérêt par canton, précieux quand on sert une clientèle locale et qu’on hésite entre deux façons de nommer son métier selon la région.

Ce que les chiffres veulent dire, et ne veulent pas dire

Le point que tout le monde comprend de travers : Trends n’affiche pas des volumes de recherche. La documentation officielle est explicite : les données sont normalisées, c’est-à-dire rapportées au total des recherches du lieu et de la période, puis ramenées sur une échelle de 0 à 100 où 100 marque le pic d’intérêt. Un score de 50 ne signifie donc pas « moitié moins de recherches qu’un mot à 100 dans l’absolu » ; il signifie « moitié moins que le pic de cette courbe-là ». L’outil compare des proportions, jamais des quantités.

Autre limite honnête : sur des termes rares, ou sur une zone petite comme un canton, les données deviennent creuses et la courbe erratique. Une ligne plate à zéro ne prouve pas que personne ne cherche votre métier ; elle prouve que le volume passe sous le seuil que Trends accepte d’afficher. Élargissez la zone ou la période avant de conclure.

Comment s’en servir avant d’écrire

L’usage rentable est en amont de l’écriture, au moment de choisir les mots d’une page, ce que le volet « Écrire pour être trouvé » appelait parler la langue du client. Trois gestes suffisent. Comparez les synonymes de votre offre et retenez celui que les gens tapent. Regardez la saisonnalité et publiez avant le pic, pas pendant : une page mise en ligne en octobre pour un sujet d’octobre arrive après la bataille, car l’indexation puis le classement prennent des semaines. Enfin, jetez un œil aux « requêtes associées » en bas de page : Trends y liste ce que les mêmes personnes cherchent d’autre, et il y a souvent là deux ou trois idées d’articles que vous n’auriez pas eues seul.

Prochain volet : encore plus simple que Trends, la barre de recherche elle-même, dont l’autocomplétion vous souffle gratuitement les questions de vos clients.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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