Le métier
Le webpublishing
Le mot n’est pas courant en français, et il est plus exact que ceux qu’on emploie à sa place. Il désigne le fait de publier sur le web comme on publie un journal : avec une fabrication, une parution et une conservation.
Définition
Ce que le mot veut dire
« Créer un site » décrit une seule journée, celle de la mise en ligne. Or cette journée est la moins importante des trois mille qui suivent. Le mot webpublishing porte l’ensemble : la fabrication, oui, mais aussi la parution régulière et la conservation dans le temps.
La différence n’est pas de vocabulaire. Elle change ce qu’on facture, ce qu’on promet, et ce qu’on livre. Un prestataire qui vend une création vend un objet fini. Une maison qui fait du webpublishing vend une chose qui continue d’exister après elle.
C’est aussi ce qui explique nos choix techniques. Une page servie telle quelle, sans base de données à interroger ni programme à exécuter, ne s’ouvre pas seulement plus vite : elle ne tombe pas en panne quand personne ne la regarde pendant deux ans.
La chaîne
La chaîne, geste par geste
Six étapes, dans cet ordre. C’est aussi le découpage que suit un devis, ligne par ligne, et celui qui permet de dire où en est un chantier sans employer un seul mot de métier.
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Comprendre
Avant de dessiner quoi que ce soit, il faut savoir qui vient, ce qu’il cherche, et ce qu’il doit pouvoir faire en trente secondes. Un site qui échoue échoue presque toujours ici, pas dans le code.
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Écrire
Les textes viennent avant la mise en page, jamais l’inverse. Une maquette remplie de faux texte produit des pages qui ne peuvent accueillir aucune phrase vraie, et l’on passe le reste du projet à raccourcir des idées pour qu’elles tiennent dans une case.
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Composer
Une grille, deux familles de caractères, une palette de six teintes. Les contraintes ne sont pas une pauvreté de moyens, elles sont ce qui donne à trente pages l’air d’appartenir au même ouvrage.
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Fabriquer
Le site est compilé en pages statiques, une fois, sur notre machine. Ce qui part sur le serveur est du texte et des images, rien qui s’exécute. C’est la raison pour laquelle nos pages s’affichent avant que vous ayez lâché la souris.
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Publier
La mise en ligne bascule d’une version à l’autre sans coupure, et la version précédente reste en place jusqu’à la suivante. Un retour en arrière prend une seconde, ce qui permet de publier sans crainte.
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Entretenir
Certificats, sauvegardes, mises à jour, surveillance des pages qui cessent de répondre. C’est la partie que personne ne demande à voir et la seule qui décide si le site sera encore debout dans cinq ans.
Méthode
Pourquoi des pages statiques
La plupart des sites de petite entreprise tournent sur un moteur qui reconstruit chaque page à chaque visite, en interrogeant une base de données, pour aboutir invariablement au même résultat. C’est une dépense d’énergie et une surface d’attaque, en échange d’une souplesse dont ces sites ne se servent jamais.
Nous faisons le calcul une fois, au moment de la fabrication, et nous servons le résultat. Il n’y a donc pas de moteur à mettre à jour dans l’urgence, pas de base à sauvegarder, pas de mot de passe d’administration à défendre, et rien à pirater qui ne soit déjà public.
Le prix à payer est réel et nous le disons : ce qui doit changer à chaque visite, un panier, un compte, un stock en direct, ne se fait pas de cette manière. C’est précisément la frontière de ce que nous acceptons.
Mesure
Ce que cela donne, en chiffres
Mesuré sur cette page même, à la première visite, cache vide. Vous pouvez le vérifier dans l’onglet réseau de votre navigateur.
- Page HTML
- 6,3 ko
- compressée, telle qu’elle transite
- Feuille de style
- 7,8 ko
- une seule, compressée
- Fontes
- 88 ko
- deux fontes variables, auto-hébergées
- JavaScript
- 0
- aucun, sur aucune page
- Requêtes vers un tiers
- 0
- tout vient du même serveur
- Film de la page d’accueil
- 56 ko
- huit secondes, sans son, sur cette page seule
Un site de présentation ordinaire, chargé de son moteur, de sa bannière de consentement et de ses trois outils de mesure, se situe entre deux et quatre mégaoctets. Le rapport n’est pas de quelques pour cent.
Mesuré le 27 juillet 2026.
Ensuite
Réglementation du web
Nous tenons ce dossier parce que la question revient à chaque devis, et parce que les réponses qui circulent sont fausses une fois sur deux. Chaque affirmation renvoie au texte qui la fonde, pour que vous puissiez vérifier au lieu de nous croire.
Réglementation d’un site internet : Suisse, Europe, monde