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PageSpeed Insights : la vitesse comme Google la voit

Un outil gratuit mesure votre site comme Google le mesure : données de vrais visiteurs d'un côté, test en laboratoire de l'autre. Ce que veulent dire les scores, et ce qui compte vraiment. Série sur les outils, quatrième volet.

2 min de lecture

Un site lent perd deux fois : des visiteurs qui renoncent, et un moteur qui en tient compte. Pour savoir où vous en êtes, inutile d’acheter quoi que ce soit : PageSpeed Insights est l’outil de Google lui-même, gratuit et sans compte. On y colle une adresse, on attend trente secondes, on lit.

Deux mesures très différentes sur la même page

Le rapport superpose deux choses que la documentation distingue soigneusement, et qu’il faut lire séparément.

En haut, les données d’utilisateurs réels : ce qu’ont vécu, sur les 28 derniers jours, les personnes qui ont visité votre site avec Chrome. C’est la mesure qui compte, parce qu’elle inclut tout ce qu’un laboratoire ne simule pas, le téléphone moyen, le réseau des CFF, la 4G d’un chantier. Petit site, petit trafic : cette section peut être vide, faute d’échantillon suffisant. Ce n’est pas une anomalie.

En dessous, le test en laboratoire : une visite simulée dans des conditions fixes, qui produit le fameux score sur 100. Sa valeur est ailleurs : comme les conditions ne changent pas, il permet de comparer avant et après une modification, et sa liste de diagnostics dit précisément quoi corriger, presque toujours les mêmes suspects, des images trop lourdes et des scripts inutiles.

Les trois signaux vitaux

Dans les données réelles, trois mesures portent le nom de signaux web essentiels, et la Search Console leur consacre un rapport entier : le LCP, le temps d’affichage du plus gros élément visible, en clair le moment où la page a l’air chargée ; l’INP, le délai entre un geste de l’utilisateur et la réaction de la page ; le CLS, la stabilité visuelle, c’est-à-dire le fait que le texte ne saute pas pendant qu’on le lit parce qu’une image ou une publicité s’installe. Chaque mesure est classée bonne, à améliorer ou mauvaise, avec des seuils publics.

Ce que la vitesse pèse, honnêtement

Il faut le dire sans emphase : la vitesse est un facteur de classement parmi beaucoup d’autres, et un facteur modeste. Une page rapide ne dépassera jamais une page lente qui répond mieux à la question. Mais l’inverse est vrai aussi : à réponse égale, la lenteur coûte, et surtout elle coûte avant même le classement, dans les visiteurs qui abandonnent. On corrige donc la vitesse pour les gens, et le moteur suit.

Le geste utile : testez vos trois pages les plus visitées, sur l’onglet mobile d’abord, puisque c’est là que tout se joue. Si les images sont le premier reproche du rapport, c’est le chantier au meilleur rendement, et il rejoint le geste rapide déjà décrit dans « Vos images ont un nom » : des images bien nommées, bien décrites et bien compressées servent le même objectif.

Prochain volet, le dernier de la série : assembler ces outils en une routine d’une heure par mois, pour que la mesure devienne une habitude et non un événement.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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