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Site internet pour une association : ce qu’il doit contenir et ce qu’il coûte

Le secrétaire bénévole qui doit choisir un site pour le club ou l’association a besoin de cinq pages, d’un budget clair et d’un site que le comité suivant saura tenir. Le tour de la question, sans jargon.

4 min de lecture

Dans presque toutes les associations, le site est l’affaire d’une seule personne : le secrétaire, la trésorière, un parent dévoué, un membre qui « s’y connaît un peu ». Cette personne finit un jour par partir, et le site reste. Le bon choix se joue donc moins sur l’allure de la page d’accueil que sur une question simple : qui pourra le tenir dans trois ans ?

Les cinq pages qui suffisent

Un club sportif, une société de musique ou une association de quartier n’a pas besoin de vingt pages. Cinq couvrent presque tous les besoins réels de ceux qui visitent le site.

La première est l’accueil, qui dit en deux phrases ce que fait l’association, où et pour qui. La deuxième porte le programme : horaires, cours, dates de la saison, avec la mention de ce qui change. La troisième présente le comité et dit comment le joindre, parce que la première question d’un nouveau venu est de savoir à qui s’adresser. La quatrième explique comment devenir membre, avec la cotisation et les documents à télécharger. La cinquième, plus discrète, rassemble les mentions légales et la politique de confidentialité, dont le dossier sur le droit suisse rappelle le contenu.

Le reste, l’histoire du club, les photos de la fête ou les procès-verbaux, s’ajoute plus tard, à la demande, sans rien casser.

Qui met à jour quand le bénévole part

C’est la vraie question, et elle se règle avant la mise en ligne. Un site que seul son créateur sait modifier devient un risque dès qu’il quitte le comité. Le premier site que nous avons construit pour un tiers, celui d’un club de patinage, présenté dans le catalogue, a été pensé pour cela : le comité modifie lui-même les textes, les images et les documents depuis un éditeur en ligne, et la mise à jour part en ligne sans passer par l’atelier.

Cela suppose de prévoir deux choses. Il faut d’abord que le geste de mise à jour soit assez simple pour être appris en une soirée par quelqu’un qui n’a jamais touché à un site. Il faut ensuite que les accès ne soient pas au nom d’une personne : une adresse de courriel de l’association, un mot de passe transmis au comité suivant, et non le compte personnel du bénévole sortant.

Ce qui fait monter le devis

Un site de présentation de cinq à huit pages, avec des textes que vous fournissez, part du prix plancher de création et s’en éloigne peu. Ce qui le fait monter, ce sont les ajouts, parce que chacun se construit puis s’entretient : une seconde langue rédigée pour un club situé sur une frontière linguistique, une prise de rendez-vous ou de réservation, une galerie de photos fournie.

Pour la seconde langue, l’article sur les sites en plusieurs langues explique ce qu’il faut prévoir pour que chaque version soit trouvée. Nous conseillons de commencer par une seule langue, bien écrite, et d’ajouter la seconde quand le comité a vraiment quelqu’un pour la tenir à jour.

Le budget réaliste

La maison affiche ses deux prix planchers : la création d’un site à partir de 2 500 CHF, hors TVA, et l’entretien à partir de 1 000 CHF par an, hors TVA. Ce sont des planchers, pas des forfaits : aucun site n’est facturé moins, et le devis ferme part de là. Une fois signé, il ne bouge plus. La page des prix détaille ce que comprennent ces deux montants et donne des exemples.

À cela s’ajoutent deux frais que l’on ne nous verse pas, parce qu’ils se paient directement à leurs fournisseurs, au nom de l’association : le nom de domaine et l’hébergement, de l’ordre de quelques dizaines de francs par an. Ils restent la propriété de l’association, ce qui compte le jour où elle change de prestataire.

Pour un budget de comité, la question utile est celle du coût sur cinq ans, pas celle du prix de départ. Un site qui n’est pas entretenu ne coûte rien la première année, puis s’arrête de fonctionner ou devient vulnérable. L’entretien est donc un poste à prévoir dès le départ, et il se vote plus facilement à l’assemblée s’il figure dans le devis initial.

Transmettre le site au comité suivant

Le jour du changement de comité, trois choses doivent passer de main en main : les accès, le nom de domaine, et une page qui explique comment on met à jour. Sur ce dernier point, quelques lignes suffisent : où se connecter, comment modifier un texte, à qui s’adresser si quelque chose ne va pas.

Si l’ancien prestataire ne répond plus ou si personne ne sait où se trouve le site, la reprise d’un site que plus personne n’entretient se fait en plusieurs étapes, de l’état des lieux à la bascule sans coupure. Et si vous hésitez sur ce qu’il vous faut, écrivez-nous : un échange suffit pour dire si cinq pages répondent à votre besoin.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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