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Les 404 : ce qui est grave et ce qui ne l'est pas

Une page introuvable n'est pas une maladie du site, c'est un code de réponse normal du web. Le tri entre les 404 sans importance et celles qui saignent, d'après la documentation des codes d'état.

2 min de lecture

Le rapport d’indexation de la Search Console affiche des « introuvables (404) », et la réaction habituelle est l’inquiétude : mon site est cassé. La documentation des codes d’état invite à plus de calme : le 404 est un code de fonctionnement normal, que Google rencontre en permanence, et dont l’effet est simplement que la page n’entre pas dans l’index. Toute la question est de savoir laquelle.

Les 404 qui ne méritent rien

Une page supprimée exprès doit renvoyer 404 : c’est la réponse honnête, « ce contenu n’existe plus ». Un produit retiré du catalogue sans remplaçant, une actualité périmée qu’on a préféré retirer, une vieille adresse que personne n’a jamais liée : leur 404 est le système qui fonctionne. Les faire disparaître du rapport en les redirigeant toutes vers l’accueil serait le réflexe paresseux déjà dénoncé dans l’article sur les redirections : Google traite ces redirections sans rapport comme des 404 déguisées, en plus lent et en plus trompeur pour le visiteur.

Les 404 qui saignent

La 404 grave se reconnaît à une question : cette adresse reçoit-elle encore des visites ou des liens ? Une page introuvable vers laquelle pointent le menu d’un annuaire local, un article de presse ou dix de vos propres pages perd des visiteurs réels et gaspille le poids des liens reçus. Celle-là appelle un geste, un seul des deux : la redirection permanente vers la page qui a repris le rôle, s’il y en a une ; la remise en ligne, si la suppression était un accident.

Le tri est donc un croisement : la liste des 404 du rapport d’indexation d’un côté, et de l’autre ce que vous savez de vos adresses importantes. Dix minutes de la routine mensuelle y suffisent, car la liste bouge peu.

La page 404 elle-même

Reste le visiteur qui tombe dessus. Une page 404 servie par défaut, blanche et anglophone, est une sortie de site ; une page 404 à vos couleurs, qui dit « cette page n’existe plus » et propose la recherche du journal, l’accueil et le contact, est un détour. Vérifiez la vôtre en tapant n’importe quoi après votre nom de domaine : ce que vous voyez est ce que voit un client muni d’un vieux lien.

Et une chose que la page 404 ne doit jamais faire : prétendre que tout va bien. Servir la page d’accueil, ou n’importe quel contenu, avec un code « tout est normal » sur une adresse qui n’existe pas fabrique ce que la documentation appelle des soft 404 : des pages vides que le moteur doit deviner être des erreurs. La franchise des codes de réponse est une petite loyauté technique, et comme toujours, elle est récompensée.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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