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Le maillage interne, ou comment vos pages se tiennent

Google découvre les pages en suivant des liens. Un site dont les pages ne se citent pas entre elles se condamne à l'invisibilité, page par page. Série SEO pour non-initiés, cinquième volet.

3 min de lecture

Le volet sur le sitemap et les liens s’achevait sur ce constat, tiré du guide de Google : les pages sont découvertes en suivant des liens. Il faut en tirer toutes les conséquences pour l’intérieur de votre propre site, car c’est vous qui décidez quels liens y existent.

La page orpheline n’existe pas

Une page vers laquelle aucune autre page de votre site ne pointe s’appelle une page orpheline. Le robot ne la trouvera que par chance : un lien externe, une ligne de sitemap. Et même trouvée, elle se présente mal : une page que son propre site ne juge pas digne d’un lien envoie un signal clair sur son importance.

Le cas typique n’est pas exotique. C’est la page de services créée pour une campagne et jamais reliée au menu. C’est l’article de blog publié puis recouvert par les suivants, qui n’est plus accessible qu’en page 4 d’un archivage que personne ne feuillette. C’est la page dont on a changé l’adresse en oubliant les liens qui pointaient vers l’ancienne.

Ce qu’un bon lien interne fait, concrètement

Trois services à la fois. Il fait découvrir la page cible au robot. Il lui transmet une part de l’importance de la page d’origine : une page citée par votre accueil pèse plus qu’une page citée par personne. Et son texte cliquable, l’ancre, décrit la cible : Google recommande explicitement des ancres descriptives, « voir nos tarifs d’entretien » plutôt que « cliquez ici », parce que l’ancre dit au moteur et au lecteur de quoi parle la page d’arrivée.

Le lecteur d’abord, d’ailleurs. Un maillage interne réussi n’est pas un exercice pour robots : c’est le texte qui, au moment où une question voisine se pose, tend la page qui y répond. Si vos liens internes semblent naturels à un lecteur humain, ils sont bons ; s’ils ressemblent à une liste de mots-clés soulignés, ils sont mauvais pour tout le monde.

La règle de la profondeur

Comptez les clics entre votre page d’accueil et chaque page du site. Ce nombre, la profondeur, est un bon indicateur de santé : une page importante à quatre ou cinq clics de l’accueil est une page que vous dites vous-même secondaire. Sur un site de taille ordinaire, tout ce qui compte devrait tenir à deux clics, trois au plus. On y arrive avec des pages de rubrique qui listent leur contenu, un menu qui expose les sections réelles, et un fil d’Ariane qui relie chaque page à sa rubrique.

Par où commencer chez vous

Prenez la liste de vos pages, celle du sitemap si vous en avez un, et posez trois questions à chacune : qui pointe vers elle ; vers qui pointe-t-elle ; en combien de clics l’atteint-on depuis l’accueil. Une heure de ce travail révèle presque toujours quelques orphelines et une rubrique entière trop enterrée. Les corrections sont les gestes les moins techniques de toute la série : ajouter des liens là où ils manquent.

Prochain volet : le contenu lui-même, ce qui compte vraiment dans l’écriture d’une page, et la liste, établie par Google, de ce qui ne sert à rien.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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