Aller au contenu
Scheidegger Webpublishing Webpublishing, Suisse
← Tous les articles

Le sitemap déclare, le lien fait explorer

À quoi sert réellement un sitemap, quand Google dit lui-même qu'il n'est pas toujours nécessaire, et les deux erreurs qui le rendent contre-productif. Série SEO pour non-initiés, quatrième volet.

2 min de lecture

Le sitemap est l’objet le plus surestimé du référencement débutant. On croit déposer une liste et obtenir une indexation ; on dépose en réalité une déclaration, que Google traite comme telle : un indice, pas un ordre.

Ce que c’est

Un sitemap est un fichier, le plus souvent au format XML, qui liste les adresses des pages d’un site, avec au besoin leur date de dernière modification. Google le lit pour découvrir des pages et pour prioriser son passage. Sa documentation dit deux choses qu’il faut lire ensemble : le sitemap aide, et beaucoup de sites n’en ont pas besoin. Un petit site dont toutes les pages sont atteignables par des liens internes sera découvert de toute façon, car l’exploration suit d’abord les liens. Le sitemap devient réellement utile quand le site est grand, récent, pauvre en liens entrants, ou riche en pages fraîches que l’on veut signaler vite.

La conséquence pratique, pour un non-initié, est rassurante : si votre outil de création de site génère un sitemap tout seul, c’est très bien, déclarez-le dans la Search Console et n’y pensez plus. S’il n’en génère pas et que votre site fait dix pages bien reliées, ce n’est pas votre urgence.

Les deux erreurs qui font plus de mal que l’absence de sitemap

Déclarer ce qu’on interdit. Un sitemap qui liste des pages marquées noindex, ou bloquées par robots.txt, envoie deux signaux contradictoires : « voici mes pages » et « n’y touchez pas ». Google s’en accommode, mais chaque contradiction use la confiance qu’il accorde au fichier. La règle est simple : le sitemap ne liste que ce que l’on veut voir dans Google, au format attendu.

Mentir sur les dates. Le champ lastmod indique la dernière modification réelle de la page. Google s’en sert pour décider quoi revisiter, et précise qu’il ne s’en sert que s’il est constamment vérifiable. Un site qui tamponne toutes ses pages à la date du jour, ou pire, à une date future, apprend à Google à ignorer ses dates. C’est un défaut d’outillage courant, invisible à l’œil, qui neutralise précisément le service que le sitemap devait rendre, et c’est le genre de chose que l’entretien régulier d’un site consiste à surveiller.

D’où vient alors la découverte, si ce n’est pas du sitemap ?

Des liens. Google le répète dans son guide : l’immense majorité des pages nouvelles sont trouvées en suivant un lien depuis une page déjà connue. Le sitemap déclare, le lien fait explorer. Ce qui veut dire que l’architecture des liens à l’intérieur de votre propre site, le maillage interne, pèse plus lourd que le fichier XML qui l’accompagne.

C’est justement l’objet du prochain volet.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

Concevoir votre site Écrire un message