La fiche d'établissement Google : exister sur la carte
Pour une clientèle locale, le panneau qui s'affiche à droite des résultats et sur Maps compte autant que le site. Créer, valider et tenir sa fiche, en suivant l'aide officielle. Série SEO pour non-initiés, septième volet.
Tapez le nom d’un commerce, d’un cabinet ou d’un artisan : Google affiche, à côté des résultats classiques, un panneau avec adresse, horaires, avis, itinéraire. Ce panneau, alimenté par la fiche d’établissement Google, est souvent la première rencontre entre un client local et une entreprise, avant même le site. Pour qui sert une clientèle de proximité, ce chantier vaut celui du site, et il est gratuit.
Revendiquer avant d’embellir
Première chose à savoir : la fiche peut exister sans vous. Google crée des fiches à partir de sources publiques, et n’importe qui peut suggérer un établissement. La première étape n’est donc pas de créer, mais de chercher : votre établissement a peut-être déjà une fiche, qu’il s’agit alors de revendiquer pour en prendre le contrôle. S’il n’en a pas, on l’ajoute, avec un compte Google que l’entreprise contrôle. Le même principe que pour la Search Console : la propriété de ces comptes appartient à l’entreprise, jamais à un prestataire de passage.
La validation, le passage obligé
Modifier sa fiche et répondre aux avis exige de prouver que l’établissement est bien le vôtre : c’est la validation. Google choisit lui-même les méthodes proposées, selon le type d’établissement et la région : téléphone, e-mail, courrier postal, ou de plus en plus souvent un enregistrement vidéo montrant les lieux, l’enseigne, la preuve que vous ouvrez la porte. On ne choisit pas sa méthode, et il faut compter jusqu’à cinq jours ouvrés d’examen après l’avoir suivie, parfois davantage. Prévoyez ce délai : une fiche se lance avant d’en avoir besoin, pas la semaine où on en a besoin.
La règle d’or : la cohérence
Le référencement local repose sur un triplet que les professionnels appellent NAP : nom, adresse, téléphone. Ce triplet doit être rigoureusement identique partout où l’entreprise apparaît : la fiche, le site, le registre du commerce, les annuaires. « Rue de la Gare 3 » ici et « 3, rue de la Gare » là, un ancien numéro de téléphone resté dans un annuaire : chaque variation oblige les moteurs à deviner s’il s’agit du même établissement. Avant de créer la fiche, fixez la graphie exacte de ces trois données, et tenez-la partout, à la lettre.
Deux disciplines ensuite, qui tiennent la fiche vivante : l’exactitude, des horaires en tête, car une fiche qui envoie un client devant une porte close le samedi transforme la visibilité en publicité négative ; et les avis, auxquels on répond, y compris aux mauvais, avec le ton qu’on voudrait recevoir.
Ce que la fiche ne remplace pas
La fiche capte celui qui cherche votre nom ou votre métier près de chez lui. Elle ne dit pas grand-chose de plus, et tout ce qu’elle affiche appartient à l’écosystème de Google, pas à vous. Le site reste l’endroit où l’on développe, où l’on prouve, où l’on convertit, et le lien vers le site est d’ailleurs l’un des champs les plus importants de la fiche. Les deux se renforcent ; aucun ne dispense de l’autre. Et si le chantier vous paraît lourd, vous pouvez demander à l’atelier de préparer votre fiche : la cohérence du triplet nom, adresse, téléphone fait partie du travail livré avec un site.
Prochain volet : les sites en plusieurs langues, et comment éviter de se saboter en croyant bien faire.
Qui écrit ces notes
Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.