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Ce que Google punit, et pourquoi

Google publie la liste des pratiques qui font chuter ou disparaître un site, et inflige des sanctions documentées. Le principe derrière la liste : tromper le chercheur est déloyal envers lui et envers vos concurrents. Série sur les pratiques punies, premier volet.

2 min de lecture

Les séries précédentes disaient quoi faire. Celle-ci dresse la liste inverse : les pratiques que Google sanctionne, noir sur blanc, dans ses règles concernant le spam. Elles méritent une série entière pour une raison précise : ce sont exactement les « astuces » qu’on vous proposera un jour, par démarchage, dans un forum, ou sous la plume d’un prestataire pressé de montrer des résultats.

Le principe, avant la liste

Toutes ces règles découlent d’une seule idée. Un moteur de recherche vit de la confiance du chercheur : s’il envoie les gens vers des pages qui les trompent, il meurt. Chaque pratique punie est donc une variante du même geste, présenter au moteur ou à l’internaute autre chose que ce qu’on est, pour obtenir une place qu’on ne mérite pas. C’est en cela qu’elles sont déloyales deux fois : envers le chercheur, qui perd son temps, et envers vos concurrents honnêtes, dont le travail réel est doublé par un artifice.

Il est utile de le dire crûment : ces techniques ont fonctionné, à une époque, et certaines fonctionnent encore quelques semaines. C’est ce qui les rend vendables. Le reste de la série montre, cas par cas, pourquoi l’addition arrive toujours.

Comment la punition tombe

Deux mécanismes, que Google documente séparément. Le premier est algorithmique : les systèmes de classement détectent la pratique et déclassent ou ignorent les pages, sans notification, sans date, sans interlocuteur. On constate seulement que le trafic s’est éteint, et on met parfois des mois à comprendre pourquoi.

Le second est humain : un examinateur constate la violation et inflige une action manuelle. Celle-là, au moins, se voit : la Search Console la notifie dans un rapport dédié, qui nomme la violation, et permet, une fois le ménage fait, de déposer une demande de réexamen. La sanction va du déclassement de quelques pages à la disparition complète du site de l’index. C’est une raison de plus d’avoir ouvert le compte Search Console : sans lui, la notification n’atteint personne.

Pourquoi cette série vous concerne, même honnête

Parce qu’on peut violer ces règles sans le savoir. Le prestataire qui « s’occupe de tout » et achète des liens en votre nom, l’outil qui génère cent pages de villes voisines identiques, l’agence qui promet la première position en trente jours : la sanction tombera sur votre domaine, pas sur eux. Savoir reconnaître ces pratiques est une compétence de client, pas de technicien, et c’est le vrai objet des volets qui suivent : le bourrage de mots-clés et le texte caché, les liens achetés, le camouflage, le contenu en masse, et les faux avis.

Prochain volet : la plus vieille tricherie du métier, répéter les mots-clés jusqu’à l’absurde et cacher du texte aux visiteurs.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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