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Des titres qui se coupent au bon endroit

Le titre dont la seconde ligne ne porte qu’un mot est un défaut que tout le monde a vu. Les navigateurs savent désormais le corriger sur tous les écrans.

3 min de lecture révisé le 28 septembre 2026

Il y a un défaut que l’on voit sur presque tous les sites et que presque personne ne nomme : le titre sur deux lignes dont la seconde ne porte qu’un mot. Une ligne pleine, puis « travail » tout seul en dessous. En typographie de presse, cette faute a un nom et un correcteur la reprend. Sur un site, elle est restée vingt ans sans solution, parce que la coupure d’un titre dépend de la largeur de l’écran, et que l’on ne peut donc pas la régler une fois pour toutes.

Un visiteur ne saura pas dire ce qui cloche. Il sentira simplement que la page est moins soignée, comme on sent qu’une vitrine a été montée à la hâte. C’est le genre de détail qui ne décide jamais d’une commande, et qui pèse pourtant dans l’impression d’ensemble.

Deux réglages, deux situations

Les navigateurs récents savent traiter le problème de deux façons, selon la longueur du texte.

Pour ce qui est court, les titres, les chapeaux, les légendes, les citations, le navigateur répartit le texte en lignes de longueur voisine, au lieu de remplir la première jusqu’au bord et de laisser tomber le reste. Un titre de six mots sur deux lignes se coupe donc trois et trois, et non cinq et un. La contrepartie est calculée : au-delà de quelques lignes, le navigateur renonce, ce qui garantit que le réglage ne ralentit jamais un long texte.

Pour ce qui est long, les paragraphes, il fait attention à la fin : il regarde plus loin avant de décider où couper, et arrange les dernières lignes pour qu’aucune ne reste ridicule. Le paragraphe qui se termine sur un mot isolé, que les typographes appellent une ligne orpheline, disparaît presque toujours.

Ce que cela change à l’atelier

Nous appliquons le premier réglage à tous les titres, chapeaux et citations, et le second aux paragraphes de texte suivi. Cela remplace une pratique que nous avons eue comme tout le monde, et qu’il faut avoir le courage de nommer : poser à la main une espace insécable entre les deux derniers mots d’un titre pour forcer la coupure. Ça marche, sur une largeur d’écran, celle que l’on regardait en le faisant. Sur toutes les autres, ça déplace le problème d’un mot.

Pour un client, l’intérêt est double. Le texte est composé avec soin partout, sur l’ordinateur du bureau comme sur un téléphone, sans que personne ait à surveiller chaque écran. Et il n’y a rien à entretenir : quand le client modifie un titre dans deux ans, la coupure se corrige d’elle-même, alors qu’une correction faite à la main aurait à nouveau mal tombé.

Ce qui se passe sur un vieux navigateur

Un navigateur qui ne connaît pas ces réglages coupe le titre comme avant. Personne ne voit une page cassée, certains voient une page mieux composée. C’est la règle que nous appliquons à toute amélioration : elle ne doit jamais rendre la page pire chez ceux qui ne la reçoivent pas.

La même logique vaut pour les effets qui accompagnent le défilement : un réglage du navigateur plutôt qu’un outil de plus.

Un défaut de composition que l’on corrigeait à la main sur un écran, et qui se corrige maintenant sur tous. Nous n’écrivons pas ici sur les avancées qui font la une : nous écrivons sur celles qui retirent du travail, pour le client comme pour nous. Pour voir ces soins appliqués à des directions typographiques entières, la page style les montre en direct, et la page des prix dit ce que coûte un site composé ainsi.

Qui écrit ces notes

Ce journal est tenu par l’atelier qui conçoit et entretient les sites de la maison. Tout ce qui est décrit ici, la Search Console, le maillage, la fiche d’établissement, fait partie du travail livré avec un site : si vous préférez que quelqu’un s’en charge, c’est précisément le métier.

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